(Drawing of Taiwan by Li Jinyuan) 7 July 2009
The place I call Home
(Drawing of Taiwan by Li Jinyuan) 8 June 2009
My Only Love
My Only Love de Bob Sinclar
http://www.dailymotion.com/video/k24JgtQdx6s3Ahd2qk
N.B. Les scènes ultra kitsch dans les studios télés ne sont qu'une partie de l'iceberg, voir le début du mini-doc sur KPS (eRenlai): http://www.youtube.com/watch?v=XFOmf7qp6sU
23 April 2009
Une chance sur...
Photo de Roy Berman
Le hasard joue des tours auxquels il est parfois bon de se laisser prendre... Il y a deux mois, à un dîner d'amis, alors que je bavarde avec mon voisin de table, nous nous rendons compte mutuellement que nous habitons sur les deux flancs opposés de la même montagne; en guise de plaisanterie, nous nous proposons de nous retrouver un jour au milieu de cette montagne.
Il y a deux semaines, alors que je me remettais d'un week-end agité par une marche revigorante dans la montagne derrière chez moi, je rencontre précisèment ce même français à l'endroit que nous nous étions dit et sans nous concerter. En même temps, un ami espagnol rencontré à Taipei mais habitant maintenant à Barcelone rencontre dans une fête mon frère en goguette hors de France pour quelques jours... Je ne peux que reprendre le message de mon pote: "le monde est un mouchoir" (el mundo es un panuelo).
En fait les statisticiens et faiseurs de probabilités disent que ces rencontres "improbables" sont de simples coïncidences dûes aux lois des "très grands nombres". Ainsi par exemple, il y a de fortes chances qu'un inconnu rencontré lors d'un voyage connaisse aussi une personne qui vous est familière. Comment cela est-il possible? Mettons que deux personnes lambda connaissent 1000 personnes chacune, sur une population de 50 millions d'habitants, elles ont 1 chance sur 50000 de se connaître; les probabilités augmentent encore davantage qu'elles aient un ami commun (1 sur 50) et il ya 99 chances sur 100 qu'elles soient reliées par une chaîne de deux personnes.
Cependant, ces réponses mathématiques peuvent paraître décevantes au vu de la complexité du réel. Finalement, la manière dont nous interprétons et vivons ces événements a priori fortuits, n'est-elle pas plus intéressante? Faire preuve de scepticisme ne serait une démarche constructive que si nous faisons appel à toutes nos facultés d'analyse...Il en est de même des statistiques dont l'actualité nous abreuve, "privilégier l'usage des chiffres et des statistiques nous rend plus sensibles à la quantité qu'à la qualité" dit Benoît Vermander dans son article (Figures and Reality), "Les statistiques nous font oublier de nous interroger sur la raison des choses".
Ainsi, si nous revenons au cas des corrélations arbitraires, ce n'est peut-être pas le caractère fortuit de la rencontre qui importe, mais les suites de cette rencontre et la manière dont cela influera, ou non, sur ma vie.
2 April 2009
"I dwell in Possibility"

"A fairer House than Prose"
These beautiful lines composed by Emily Dickinson start Benoit Vermander's article on imagination. And what could better praise imagination than her poetry? Emily Dickinson who chose to seclude herself at the age of 30, wrote more than 1770 poems. She reminds me -maybe wrongly - of Marcel Proust who achieved his masterpiece enclosed during 15 years between the walls of his room, which he had beforehand soundproofed.
Stimulated by the eRenlai Springtime Focus, I decided to let my imagination run... but not too far! Actually, it just went in the hills behind my house. Roy Berman, a friend and also a contributor to the magazine, had come to visit me last summer. Later on, he sent me pictures of the slum and of the graveyard located in the other side of the hill where I dwell. I composed then a post-apocalyptic story after his pictures, trying to depict the routine of an old man who uses his imagination to replace his lost memory. This is what one could call an "imaginative" mise en abyme but I'd rather let you judge by yourself:
The Man in the Mountains
(or click here to download the pdf version)
Also, I recommend you the A Few Polar Songs by the lo-krautfolk musician Krotz Strüder who brilliantly sings 6 poems of Emily Dickinson and one by Emily Brönte. I copy here my three favorites:
A travelling flake of snow
Across a barn or through a rut
Debates if it will go.
A narrow wind complains all day
How some one treated him;
Nature, like us, is sometimes caught
Without her diadem.
~ Emily Dickinson
We never know we go when we are going
We jest and shut the Door
Fate - following - behind us bolts it
And we accost no more.
~ Emily Dickinson
Come, walk with me,
There's only thee
To bless my spirit now -
We used to love on winter nights
To wander through the snow;
Can we not woo back old delights?
The clouds rush dark and wild
They fleck with shade our mountain heights
The same as long ago
And on the horizon rest at last
In looming masses piled;
While moonbeams flash and fly so fast
We scarce can say they smiled -
Come walk with me, come walk with me;
We were not once so few
But Death has stolen our company
As sunshine steals the dew -
He took them one by one and we
Are left the only two;
So closer would my feelings twine
Because they have no stay but thine -
'Nay call me not - it may not be
Is human love so true?
Can Friendship's flower droop on for years
And then revive anew?
No, though the soil be wet with tears,
How fair soe'er it grew
The vital sap once perished
Will never flow again
And surer than that dwelling dread,
The narrow dungeon of the dead
Time parts the hearts of men
13 February 2008
Scooter or no scooter?

At first it could look practical to move about the city on two motorized wheels as a real urbanite! Scooters are fast, not that expensive in Taiwan and easy to park… Easy to park? Really? There are more or less one million scooters in Taipei for its more than 2,600,000 population which means that there is almost one scooter for every three persons in the city! I could verify this number on a smaller scale citing my Taiwanese relatives: my family of four members living in Taipei owns a total of three scooters and two cars!
5 November 2007
Take the funicular to Wulai...
It doesn't matter, I can offer you today to take Jose and Kattia's private funicular to Wulai's falls... Just relax and enjoy this little trip into the jungle of Taipei, the music has been entirely composed by Jose (www.showcaseyourmusic.com/sonorum).
Funicular (musical video by Jose Duarte and Kattia Salas)
23 February 2007
“Y’a plus de saisons!”
Et oui pépère, tous les ans c’est à peu près la même rengaine. Il y a quelques années, on attribuait le bouleversement climatique à « El Nino » (sisi, je l’ai entendu plusieurs fois !) et maintenant, à force d’entendre les mêmes remarques météorologiques, devenues des truismes, on ne se soucie même plus de savoir pourquoi il neige en été !
D’ailleurs, Flaubert a aussi épinglé dans son Dictionnaire des idées reçues l’invariabilité de ces propos sur le temps qu’il fait :
« AIR : Toujours se méfier des courants d'air. Invariablement le fond de l'air est en contradiction avec la température ; si elle est chaude, il est froid, et l'inverse. »
De même, je pensais que se plaindre du climat (il fait trop chaud, il fait trop froid, trop gris… trop tout !) était une activité proprement parisienne mais Taipei dont l’hiver est rythmé par la venue des courants froids ou « coldstream » en anglais (寒流han liu en chinois) et l’été par celles des typhons (颱風 taifeng), est également propice au jeu des devinettes météorologiques : « pleuvra ? Pleuvra pas ? Viendra ? Viendra pas ? (en parlant des « coldstream » ainsi que des typhons).
Ce souci universel de connaître le temps qu’il fera est peut-être en fait l’indice le plus saillant de notre rapport à la nature ; habitants des villes et du monde développé en général, nous ne n’observons certes plus tellement les étoiles pour nous diriger dans la nuit ou savoir si le jour suivant sera ensoleillé ou non. En revanche, nous avons encore besoin de prévoir s’il nous faut prendre un parapluie en sortant au cas où…(En fait à Taipei, la question se pose plutôt dans l’autre sens : « est-ce que je peux me passer de parapluie-ombrelle aujourd’hui ? » car s’il ne pleut pas, il fait un soleil de plomb à faire pousser les cheveux à un chauve).
Benoit Vermander.
Climate Change: a Call for World Governance
http://www.erenlai.com/index.php?aid=637&lan=3
21 February 2007
Taipei

Cela fait presque deux ans que je vis à Taipei. J’aimerais tout d’abord présenter cette ville de façon sommaire, surtout pour mes chers amis qui confondent encore Taiwan et
Pour aller vite sur les données techniques, je conseille de se référer à l’article « Taiwan » de Wikipédia. Je veux surtout ici vous donner mes impressions personnelles, vues de l’intérieur de la jungle urbaine !
En fait de jungle, Taipei m’a d’abord fait l’effet d’une cuvette verte asphyxiée par le soleil et la fumée des scooters, je ne m’étends pas sur le nombre de deux roues présents dans la ville ; je crois qu’il y a environ deux scooters pour trois habitants (hommes, femmes, enfants, vieillards confondus …). D’ailleurs, ma famille taiwanaise composée de quatre membres totalise déjà à elle seule trois engins ! Taipei est donc une ville où, malgré la densité de la circulation, il faut se déplacer vite, on peut prendre son temps mais en cadence ! Je crois que sur ce point ma famille détient le record : elle consacre une moyenne de 15-20 minutes pour chacun des repas. Ah le rythme de Taipei ! En même temps on s’y fait, et on est aussi parfois bien obligé de ralentir, surtout quand on remonte Roosevelt Road sous un soleil de plomb…
L’autre particularité de Taipei est son aspect un peu provincial : on connaît ses voisins ! Les commerçants du quartier vous saluent (et quelle surprise, ils vous offrent même des bonus comme une botte de coriandre, un peu moisie certes, mais c’est déjà ça…) ; de même, les gens tapent facilement la discute : on fait ainsi facilement des rencontres de toutes sortes, brèves, durables, mémorables…
Suggestions du Jour
Flash animations par Claire Shen, editor.
Rythmic Taipei
http://www.erenlai.com/index.php?aid=303&lan=3
http://www.erenlai.com/index.php?aid=202&lan=3
Taipei

I have been living in Taipei for one year and a half now. I know that the Taiwanese capital is not what you would call a “beautiful city.” I have never really found Taipei extremely ugly either, except maybe when I saw it from the top of the 1O1 tower (still the tallest building of the world), because I see Taipei as “dots’ which do not gather into a ‘whole”. Seen from afar – or from abroad – it looks like either a huge market or as a polluted bowl where the people are crowded together. It is true that Taiwanese are consumerists - but in our developed countries who is not? It is true that the traffic is especially dense here but
Today’s favourites
Flash animations by Claire Shen, editor.
Rythmic Taipei
http://www.erenlai.com/index.php?aid=303&lan=3
Meeting
http://www.erenlai.com/index.php?aid=202&lan=3
